Dans le même cadre que le choix du sexe, il y a avant l'instant de
la fécondation, je parlais plus haut des «accidents», or
je pars du principe qu'ils n'existent pas. Un préservatif qui craque,
la relation d'un soir qui suffit... Il n'y a toujours pas de hasard.
La femme qui tombe enceinte suite à un viol est un exemple très
délicat à aborder mais qui pourrait trouver écho plus
facilement auprès du lecteur. Le viol est un traumatisme grave pour
la femme qui le subit, physiquement et moralement. Il suffit de lire les
récits autobiographiques qui en sont fait, une femme peut d'ailleurs
plus aisément comprendre la «torture» psychologique qui
s'en suit. Elle a d'abord à affronter la gent masculine et machiste
qui se résume à dire qu'il n'y a viol qu'à la suite
d'une provocation de la femme, «qu'elle l'a cherché»,
passé le flots d'âneries de ce style elle se retrouve seule
et bien souvent culpabilise, se reproche maintes et maintes choses qui bien
souvent remontent à la petite enfance. En plus de se sentir salie
et déchirée en son for intérieur, la femme se sent coupable
de ce qui lui arrive parce que justement ça lui est arrivée.
Dans une démarche quasi sadomasochiste quelle plus grande et plus
cruelle suite peut-il lui être donné de vivre ? Tomber enceinte...
Suite au choc émotionnel donc bien souvent il y a ovulation même
en début ou fin de cycle.
Notons d'ailleurs qu'avant les techniques et les lois qui permettent les
avortements, les femmes donnaient fréquemment le prénom du
«violeur», lorsque celles-ci le connaissaient, à l'enfant
qui naissait. Il semble que l'on nage en pleine démarche masochiste,
mais la réalité est bien là, et peu de personnes arrivent
à comprendre pourquoi la femme qui a vécu un tel traumatisme
agit ainsi.
Un autre exemple moins lourd à décrire est celui de cette jeune
femme qui a été invitée par son petit copain au
cinéma. Celle-ci «terminait ses règles». Le film
était une belle histoire d'amour où l'héroïne tombait
enceinte, on assistait à sa grossesse puis à son accouchement.
Beaucoup d'émotions ont traversée cette jeune fille, le soir
elle a fait l'amour avec son ami, ils ne se sont pas protégés,
«cela ne risquait rien», elle est tombé enceinte...
D'autres femmes sont tombées enceintes alors qu'elles prenaient
correctement un moyen de contraception, d'autres encore alors qu'il n'y avait
pas eu pénétration, il se peut en effet après une
éjaculation en dehors du sexe de la femme (sodomie par exemple) qu'un
écoulement ait lieu et qu'une partie du liquide séminal
pénètre néanmoins à l'intérieur de la
femme. On dit que la pilule est sûre à 95%, faut-il rattacher
le risque au traitement médicamenteux ou à l'aspect psychologique.
Combien de jeunes filles de 16-18 ans tombent enceintes de nos jours, au
moment où physiquement et psychologiquement le corps et l'esprit
transmettent ces pulsions et désirs d'enfant même inconsciemment.
La jeune adolescente qui découvre la relation avec une personne du
sexe opposé croit découvrir l'amour souvent avec un grand A.
En fait son corps et son esprit découvrent qu'elle est «apte»
à la procréation. Ce désir, cette pulsion animale est
bien ancrée en chacun de nous. Un processus psycho-biologique se met
en place pour que la «nature» joue pleinement son rôle. La
légalisation des moyens de contraception et de l'avortement a
considérablement augmenté le nombre de cas de grossesses non
désirées.
Abordons maintenant le cas des jumeaux, homozygotes pour commencer. Homozygote
signifie du même oeuf, ce que l'on appelle plus communément
les «vrais-jumeaux», identique génétiquement puisque
porteur de mêmes chromosomes de la mère et du père. A
la fécondation, l'ovule commence sa division cellulaire, d'une cellule
par mitose se retrouve deux puis quatre puis huit puis seize et ainsi de
suite de manière exponentielle. Il arrive que lors des premières
divisions cellulaires un «accident» se produise. L'oeuf à
deux cellules se coupe en deux pour des raisons difficilement explicables
scientifiquement. Ces deux cellules isolés reprennent néanmoins
le cycle des divisions à zéro, chacune des deux se divisent
indépendamment jusqu'à formation complète de deux embryons
puis de deux enfants. Le processus peut se réaliser jusqu'à
la soixante quatrième division, au-delà les cellules commencent
à se déterminer et ne peuvent recommencer le cycle à
zéro. Ainsi une femme mathématiquement parlant est capable
de porter un nombre quasi-infini d'enfants homozygotes. En effet admettons
que l'ovule se soit scindé en deux, chacun de deux ovules nouvellement
créés peut lui aussi se scinder. Craignons où in vitro
la médecine sera capable de reproduire le phénomène
pour créer des «armées» entières du même
individu à la manière du clonage.
On explique mal, je l'ai dit, scientifiquement cette division cellulaire,
peut être pourrait-on trouver des réponses dans des traumas
de la mère.
Les jumeaux hétérozygotes, les «faux-jumeaux», ne
sont pas issus du même oeuf, il y a eu deux ovulations. Normalement
à chaque cycle, la femme ovule de la trompe gauche puis le cycle
d'après de la trompe droite et ainsi de suite. Il arrive que les deux
trompes ovulent en même temps, ils seront alors fécondés
par deux spermatozoïdes. Deux oeufs différents donc deux cartes
génétiques différentes ce qui explique que les vrais-jumeaux
se ressemblent et sont toujours du même sexe, alors que les
hétérozygotes ont leurs caractères propres et peuvent
être de sexes opposés. Qu'est ce qui pousse donc la
«machine» humaine à se dérégler ainsi lorsque
scientifiquement on ne l'explique pas ?