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Petit Nom
Le «petit nom» va de soit dans un couple, rare sont ceux qui utilisent simplement le prénom. Il y a bien un besoin de se comporter de la sorte. Une affectivisation de la relation par le biais de l'utilisation d'un petit nom. Une régression vers l'âge enfantin où l'on prend le rôle d'un parent face à l'être aimé. Ces couples sont pourtant adultes mais ils ont besoin de nommer l'autre comme «maman» aurait pu le faire. Un besoin de materner l'être aimé. Un vécu inconscient, de surcroît à retardement de la relation oedipienne. Cette période où l'enfant était à l'abri, était sécurisé par les dires de sa mère. On joue au papa et à la maman. Loin d'être handicapant, ce petit nom a le mérite de confiner sans excès une situation inachevée qui rarement prend fin. Que penser alors dans un couple lorsque l'Autre, nommé ainsi, se retrouve en position d'enfant, de bébé ? Il s'agit d'un compromis inconscient, tour à tour l'homme ou la femme prennent la position maternante ou paternante puis enfantine quand ce n'est pas les deux en même temps.
«Mon soleil» peut être utilisé par une femme pour son mari, l'inverse existe également, mais quand on sait que le soleil est un symbole masculin, l'homme peut réfléchir aux raisons inconscientes qui le poussent à appeler sa femme ainsi. Pourtant l'expression «tu es le soleil de ma vie» reprise dans nombres de chansons populaires s'adressent à une femme.
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