1 Octobre 2002

Journal de 13h - France 3 Marseille

François Bonifaix - Le traumatisme du prénom

 

 

Mardi 11 Juin 2002

On a tout essayé présenté par Laurent Ruquier - France 2

 

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francois bonifaix traumatisme du prenom dans FHM février 2002FHM Février 2002

 

Bonjour, moi, c'est Oussama !"

 

Si l'on en croit le livre de François Bonifaix, le traumatisme du prénom (éd. Dune95), le choix d'un prénom peut avoir de graves conséquences psychologiques pour l'enfant. Imaginez : Adolf, Attila ou... Oussama. Ce prénom d'origine arabe qui signifie "le lion", est très populaire en afghanistan comme au Pakistan où il est le prénom de garçon le plus donné ces dernières années. Et en France ?

259 bébés nés en 2000 ont été baptisés Oussama, ce qui le place au 215eme rang des prénoms donnés en France.

1523 français se prénommaient ainsi en 2001, contre une dizaine vers 1980.

Oussama est le 752ème prénom le plus attribué en France depuis un siècle, avec une nette accélaration depuis 5 ans.

express181203L'Express - Hebdomadaire

18 Décembre 2003

 

Des prénoms très griffés

 

La mode vient des Etats-Unis : appeler ses bébés L'Oréal, Chanel, Ikea. Facile à porter ?

 

"Quand la petite L'Oréal rencontre le jeune Timberland" pourrait être le titrede la prochaine comédie romantique à l'américaine. Car une tendance commence à prendre de l'ampleur aux Etats-Unis : donner à son enfant un nom de produit. Le phénomène, épinglé par Cleveland Evans, un professeur de psychologie de l'université de Bellevue, au Nebraska, reste évidemment minoritaire -0.5% des enfants nés en 2000 sont concernés- mais il est promis à un bel avenir. Il y a trois ans, on recensait déjà 353 fillettes prénommées Lexus (une marque de voiture de luxe) et 269 Chanel. Armani faisait encore mieux, avec 273 garçons et 298 filles. Sans compter les 21 L'Oréal et 24 Porsche, les 49 Canon, les 6 Timberland et autres Evian, Cartier ou Ikéa. A l'origine de ce mouvement, un souci d'originalité, mais aussi l'envie inconsciente de donner à son enfant des atouts en l'associant à une parque prestigieuse.

 

Article En cours d'écriture....

 

Natacha Czerwinski

Diminutif

 

Interview donnée à l'Est Républicain le 26 Juillet 2010.

 

Le diminutif n'est surtout pas à mettre en parallèle avec le surnom meme si de plus en plus le surnom est le dimunitif d'un prénom.
 
Le dimunitif socialise... si l'on regarde son etymologie le dimunitif diminue et c'est cela que l'on cherche à faire... diminuer dans le sens infantiliser... On nomme ainsi pour se rassurer on nomme ainsi pour retrouver ce que du passé on a perdu ou oublié... Alex pour alexandra ou alexandre il n'y a non plus de sexualisation dans le rapport à l'autre... le diminutif finalement c'est cette partie de l'enfance, cette partie de nous qui n'a pas encore été atteinte par le monde, par ce qui nous entoure. On est sociabilisé, accessible mais sans les règles , les contours les normes et les dictats de la société.
 
Le dimunitif vient de l'autre, rarement de soi... on l'accepte ou non on l'autorise à certains ou pas... quand vous presentez un ami sous le dimunitif de "kéké"... celui-là vous reprendra et se présentera à des inconnus sous le nom de "jean-claude"... (exemple véridique)... il faudra mieux se connaitre ou le connaitre pour qu'il accepte d'être "diminué" finalement "accessible".
 
Le dimunitif est utilisé par les parents pour son enfant quand les parents prennent conscience que l'enfant grandit. la transition de la chair de sa chair à l'enfant, l'être humain qu'il représente se fait par ce rapport d'objet nommé, diminué pour conserver la part qui "appartient" encore à ses parents.
 
Diminuer le prénom c'est s'approprier la personne... au meme titre qu'un jouet ou qu'une poupée quand on était petit. Dans la relation amoureuse le dimunitif deviendra petit nom... Alex n'aura pas la meme connation dans le couple que dit par ses amis... et pourtant il s'agit du même mot.
 
On s'approprie l'être... c'est une marque de reconnaissance et d'affection bien sûr mais surtout une marque de domination... le "diminué" l'a été dans un rapport affectif de force avec l'autre... En te diminuant tu m'appartiens et je te suis supérieur... un peu comme un relaton mere-enfant...