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Le Rêve Le rêve et la
pulsion ! Le rêve répond à une pulsion de mort, il n'est pas
simplement le prolongement du sommeil mais un autre état de la
conscience. Une déconnexion du contact à la réalité où la
pulsion s'exprime. Ce domaine est beaucoup étudié par les
chercheurs, médecins et autres, en effet le trouble du sommeil,
les «nuits agitées» ont des incidences qui peuvent se révéler
graves sur le psychisme de l'individu au quotidien.Aussi nombres
d'études et de travaux ont été réalisés sur les animaux
comme sur les humains. Je n'ai pas vocation ici à faire de la théorie
scientifique et tenterai de simplifier au maximum. A commencer par le nombre de rêve par nuit : là, il n'y a
pas unanimité si ce n'est que cela se compte en plusieurs
dizaines alors qu'au réveil, l'individu s'en souvient de zéro
à trois en moyenne. Puis la durée de celui-ci. Lorsqu'on se remémorre
un rêve, bien souvent il s'agit d'une histoire qui racontée
peut prendre plusieurs minutes. Pourtant le laps de temps qui s'écoule
réellement n'est que de quelques millième voire dizième de
seconde. Un exemple serait peut être plus significatif. Le rêve
prolongement de la réalité ! Des travaux ont été effectués sur des hommes et femmes afin
d'analyser leur comportement et le mécanisme du rêve. Un homme
est dans son lit, il dort... On lui jette de l'eau au visage, il
se réveille brutalement, on lui demande de raconter son rêve.
S'en suit alors un long récit de week-end à la campagne avec
plein d'amis, un repas, des dialogues, quelques événements, le
tout se finissant au bout de quelques minutes par un plongeon
dans la piscine. Visiblement, vu la cohérence du rêve, ce n'est
pas celui-ci qui a évolué vers un rapport avec la réalité et
un «liant» à l'eau mais plutôt l'eau jetée au visage qui a
induit totalement ce rêve. Autrement dit entre le moment où
l'eau a touché l'individu et la perception consciente de ce qui
se passait, il s'est peut être passé seulement un millième de
seconde. Il s'agit en fait d'une forme de réflexe : courant électrique
qui traverse le corps puis analyse du cerveau pour la compréhension
de l'événement. Il en va de même pour une douleur, aussi
minime soit le temps pour «réaliser» ce qui se passe, il
existe néanmoins. La durée de la prise de conscience d'eau dans
notre exemple a suffit à générer un rêve construit s'étalant
dans la durée. Un autre exemple vient confirmer ceci : un homme
dort, on laisse tomber à la base de son coup une tringle à
rideau, il se réveille et raconte. L'histoire se déroule
pendant la révolution française, le récit dure plusieurs
minutes et se termine sur la guillotine comme on aurait pu
deviner. La durée du rêve est donc consciemment imperceptible, ce qui
est explique d'une part «le rêve éveillé», le moment
d'absence en journée. D'autre part, à ceux qui ne rêvent
jamais et ne sont pourtant pas «morts», il y a rêve sans forcément
cosncience du rêve, il y a rêve sans forcément sommeil au sens
traditionnel du terme. Une autre expérience, plus amusante celle-là a consisté à
démontrer scientifiquement que les animaux rêvaient. Ceux qui
possèdent des animaux de compagnie ont du s'apercevoir de ce phénomène.
Des capteurs ont été posés sur des chats pour aller plus loin
dans la recherche. A quoi peut donc rêver un chat. Pour l'être
humain cela est simple (quoique non mais nous verrons pourquoi
plus bas), il lui est possible de le raconter. L'animal lui, ne
peut nous raconter ce dont il a rêvé. Ces capteurs ont étudié
le comportement du chat durant la journée, les réactions cérébrales
lorsqu'il mangeait, courait, avait peur, jouait etc... permettant
«d'imprimer» des graphiques bien spécifiques à chaque événement.
Pendant le sommeil du chat qui, c'est connu, dort en moyenne 18
heures par jour, l'expérience s'est poursuivie, imprimant également
des courbes, résultat : le chat rêve... de la souris ! En effet
la courbe était exactement la même que lorsqu'il chassait une
souris... On retrouve dans le sommeil du chat la reproduction d'événements
de son activité réelle. Et si l'on rêve que
l'on meurt ? Et bien la réponse est simple, on meurt vraiment. Pourtant
nombre d'entre nous ont déjà rêvé de la mort ou de sa propre
mort. Un rêve récurrent consiste à tomber d'une falaise, de
recevoir un coup de feu etc... Pourtant si l'on regarde bien,
l'individu se réveille toujours avant d'avoir touché le sol,
avant d'expirer, pour notre exemple précédant, notre «cobaye»
s'est réveillé avant que sa tête ne quitte ses épaules. Je
vous parlais de rêve en tant que pulsion de mort, mais la
pulsion de vie est heureusement présente pour rétablir la
situation et cela se traduit par un réveil bien généralement
brutal. Si sa propre mort est effective en rêve, elle l'est également
dans la réalité. Et bien heureusement seulement une seule fois
dans sa vie... Le rêve comme phénomène
Ce domaine avant d'intéresser les psychanalystes, était
l'apanage de «marchands de rêves», de machines à fric. En
effet, un énorme commerce s'est développé autour du rêve. On
ne compte plus les «proverbes», maximes et autres incorporant
ce mot. On a déjà opposé rêve et cauchemard... L'un étant
bon, l'autre mauvais. Le rêve a pris un autre sens et substitué
au mot «désir», «aspiration» à être. «Mon rêve serait
d'avoir une maison», le rêve en tant qu'objectif. La psychanalyse a montré, que sans le savoir rêve était
synonyme de «désir» non en tant que but mais en tant que
pulsion... Le rêve est l'expression d'une pulsion et celle-ci ne
connait pas les notions de Bien et de Mal.
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